Avec son deuxième film, Dario Argento signe à nouveau un très bon giallo, avec un joli casting en bonus

Il gatto a nove code (1971)

(Le chat à neuf queues)

Réalisé par Dario Argento

Ecrit par Dario Argento d’après une histoire de Dario Argento, Luigi Collo et Dardano Sacchetti

Avec James Franciscus, Karl Malden, Catherine Spaak, Cinzia De Carolis, Ugo Fangareggi,…

Direction de la photographie : Erico Menczer / Montage : Franco Fraticelli / Musique : Ennio Morricone

Produit par Salvatore Argento

Thriller

107mn

Italie

Un aveugle témoin d’une conversation étrange Franco Arno (Karl Malden) s’allie avec un jounaliste Carlo Giordani (James Franciscus) pour résoudre une série de crimes.

Franco Arno (Karl Malden) est un ancien journaliste devenu aveugle suite à un accident quinze ans plus tôt. Il vit avec sa nièce Lori (Cinzia De Carolis), une petite fille, orpheline, sage et obéissante, qui lui sert un peu de chien d’aveugle ! En rentrant chez lui avec Lori, Arno entend une conversation. On y parle de chantâge. Intrigué, Arno demande à Lori de lui décrire l’homme pendant qu’il fait semblant de refaire ses lacets.

Une fois arrivé chez lui, Arno se consacre à son loisir préféré, les mots croisés ! Mais il entend des bruits par la fenêtre. En contrebas, on voit à travers les yeux d’un homme qui vient d’assomer un gardien. Il pénètre dans une sorte d’hôpital, prend un dossier et réussit à s’échapper alors qu’on vient de découvrir le corps du gardien.

Le lendemain matin, Arno passe devant l’hôpital et tombe sur un journaliste Carlo Giordani (James Franciscus). Il apprend ainsi qu’il y a eu un vol dans l’institut Terzi, en façade un hôpital où on s’occupe d’infertilité pour les riches, mais également un centre de recherche où on fait des recherches top secret.

Le lendemain, un assitant tombe sous les rails d’un train. Giordani, alerté par un Arno soupçonneux, découvre grâce à une photo prise par un photographe de son journal qu’il avait été en fait poussé sur les rails. Mais Giordani n’a pas le temps de récupérer les négatifs que le photographe se fait assassiner.  Evidemment les négatifs et les tirages ont disparu.

Giordani apprendra grâce à Anna (Catherine Spaak) la scupturale fille du directeur de l’institut avec qui il sympathise (et plus si affinités) que l’institut fait des recherches sur les chromosomes afin d’isoler des combinaisons qui permettent d’identifier une tendance criminelle chez une personne. Est-ce que ces recherches sont en lien avec les crimes ?

Un an après le succès inattendu de son premier film « L’uccello dalle piume di cristallo » (L’oiseau au plumage de cristal) revient au giallo. Et comme il n’y a pas de raison de changer une formule gagnante, il remet le couvert avec un menu à peu près similaire jusqu’au titre du film avec une référence animale.

Une série de crimes violents, un témoin qui va jouer les détectives amateurs (ici en s’aliant à un journaliste) et un whodunit savamment orchestré pour qu’on ne découvre pas trop facilement l’identité du coupable, une pointe de charme et d’humour.

Comme dans son premier film, Argento rajoute également une poignée de personnages secondaires haut en couleur qui rajoutent une touche d’humour : un policier qui raconte avec passion les recettes de sa femme, un barbier qui tout en rasant Giordani lui explique comment il s’y prendrait pour trancher une gorge s’il devenait fou, Gigi le perdant le truand raté à la gueule improbable qui vit chez sa mère et se fait un peu d’argent en participant à des matchs d’insultes…

La mise en scène est léchée. Argento utilise à merveille la caméra subjective et sait utiliser le décor et ses angles de vue pour créer des scènes de meutre angoissantes. De plus cette fois-ci Dargento peut embaucher des acteurs plus renomés comme les acteurs américains Karl Maiden (l’un des acteurs favoris d’Elia Kazan) et James Franciscus (qui sortait tout juste de « Beneath the Planet of the Apes ») et Catherine Spaak (déjà vue notamment dans le chef d’oeuvre de Dino Risi « Il fanfarone » (Le fanfaron, 1963).  Le scénario est un chouïa moins convaincant que « L’uccello … » à mon goût mais on est encore une fois dans du très bon giallo.

DVD zone 2 et blu-ray FR. Studio Wild Side Video (2012). Versions italiennes et anglaises sous-titrées en français et version française. Bonus : La rançon du succès » : entretiens avec Dario Argento et Luigi Cozzi (réal.) (26′)

 

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